Côtoyer Dame Nature nous permet de percevoir la beauté et d’avoir le sentiment d’être face à des œuvres d’art (un paysage, une fleur, etc.) ; dans ces œuvres, elle associe différentes formes d’art, ce qui peut nous faire ressentir qu’on baigne dans une scène d’art total. Par exemple face à une mésange ou un autre oiseau, on s’émerveille de la variété de couleurs de son plumage, autant que de son chant et de ses talents d’architecte si on peut voir son nid ; et s’il y a des fleurs à l’entour, on ajoute les délices de leur parfum.

Nous pouvons donc considérer la Nature comme notre modèle en tant que créatrice.

Tout dans son œuvre est créativité, même dans les plus petits détails. Nous pouvons le percevoir spontanément en nous approchant d’une fleur.
L’art dans la Nature est porteur
d’un symbolisme qui raconte une histoire,
donne un enseignement.
Par exemple, la colombe symbolise universellement la paix. D’autre part,
les fleuristes connaissent bien le langage
des fleurs que l’on veut offrir :
pourquoi le rouge, le blanc ?
Pourquoi une rose, une tulipe, un coquelicot ?…

Mais nous pouvons aussi approfondir
la connaissance de son œuvre créatrice
en découvrant les merveilles de la géométrie sacrée : penchons-nous sur les pétales
des fleurs dont le nombre varie selon les espèces, et dont la symétrie n’est jamais figée.

La géométrie des fleurs a été reprise encore et encore dans le domaine artistique humain : dans les églises (rosaces, chapiteaux), pour illustrer des contes chez les Romantiques allemands ou aussi dans l’Art Nouveau qui voulait habiller le mobilier de végétal.

Voyons un exemple fascinant d’une création éphémère de Dame Nature : le chou Romanesco. Que cette création tellement aboutie soit éphémère peut montrer le désintéressement de sa créatrice et l’omniprésence de l’art dans sa création.

« Pourquoi ? me dira-t-on, quelle drôle d’idée vraiment ! Où allez-vous chercher tout ça ?

– Ah oui ? Vous trouvez ? Vous n’avez peut-être jamais eu envie d’avoir une sculpture pérenne reproduisant la forme de cette oeuvre d’art  ?

– Une sculpture ?

– Eh bien, quand on regarde Romanesco, chacun peut imaginer quelque chose. Par exemple, on peut y voir une multitude de danseurs un peu comme des soufis avec leurs grandes robes et, que l’on regarde l’ensemble, un grand danseur ou le détail les milliers de danseurs de tailles différentes, on a le même mouvement tournant en spirale très harmonieux, cela permet de se représenter l’entremêlement infini du microcosme et du macrocosme dans cet exemple de géométrie sacrée… »