

Mieux écouter, émettre, vibrer,
pour percevoir et cultiver l’Harmonie
Le son est omniprésent dans notre vie et semble familier. Pourtant seule une petite part de ce qu’il est réellement, est généralement conscientisée et prise en compte.
Alors qui est-il ? Comment peut-on le percevoir ? Partons à la découverte grâce à quelques mots-clés.
À côté du mot son, nous avons aussi : le silence, la musique, la mélodie, le rythme, et même l’écriture ; ou encore l’onde, la vibration, le mouvement, la danse, le corps, la résonance, le résonateur ; le son extérieur, le son intérieur, l’écoute et l’émission, ou encore la parole, le langage, la pensée, le Verbe…
D’autre part nous savons peut-être que le son peut harmoniser, guérir.
Mais il peut aussi déstructurer ou détruire lorsqu’il est utilisé de certaines façons (bruit et autres) , ou selon certaines fréquences (hauteurs) !
Tout ceci ouvre notre esprit à sa vastitude ainsi qu’à sa dimension souvent artistique.
Quelques éléments pour développer une meilleure conscience de ce qu’est le son
* Comment le percevons-nous ?
Pour commencer, parlons de nos perceptions : en effet, le son existe en lui-même, mais c’est par nos sens que nous le percevons, en particulier l’ouïe et l’oreille mais aussi le toucher, et la peau que l’on reconnaît comme étant une vaste oreille (par exemple, on sait que la beauté de certains sons va nous donner le frisson). Ces perceptions sont physiques, énergétiques, voire davantage ; et, en tout cas, elles restent subtiles, et sans frontière, nous allons le préciser.
* Comment définissons-nous le son et quels en sont les effets ?
Pour mieux connaître le son, nous allons aussi retenir le bruit qui en est la déformation sous différents aspects, et le silence, son complément indissociable : « il n’y a pas de musique sans silence » est une phrase généralement attribuée à Mozart. On peut aussi bien sûr dire qu’il n’y a pas de son sans silence.
– Nous pouvons définir le son d’après ce que nous observons, et ce qu’apportent certaines connaissances, dont l’acoustique. Il est assez facile de constater que le son naît d’un mouvement (frottement,…), puis qu’il a besoin d’éléments conducteurs qui le propageront, et de caisses de résonance qui l’amplifieront.
Le mouvement se fait par un frottement sur les feuilles, sur la roche ou tout matériau résistant à ce mouvement…Il est amplifié grâce à un contenant construit dans une matière résonante, et/ou vibrante, ayant une forme propice, comme le roseau, ou, dans les instruments de musique, le bois pour le violoncelle, le métal pour la flûte traversière, cordes et bois pour la fascinante harpe… Découvrons ainsi différents effets du bois ou du métal caressé ou heurté, grâce au carillon mû par la brise1, ou aux enclumes lancinantes d’un chœur de Verdi2…
En acoustique le son est vu comme une onde sinusoïdale, un mouvement vibratoire périodique donc ordonné, cyclique, harmonieux et harmonisant, dont la fréquence (hauteur, comme en musique) est aisément reconnaissable3. Ce son est généralement agréable à l’écoute, nous sommes touchés par sa beauté.
Il semble qu’il n’y ait pas de son dans le vide4 : car dans le vide, il n’y a pas de mouvement ni de conducteur du son.
En effet, les meilleurs conducteurs/propagateurs sont l’air également conducteur de la lumière, et l’eau en analogie directe avec le son ; souvent on peut observer leur collaboration, comme lors des grandes marées en bord de mer : l’air amplifie le mouvement de la vague jusqu’au roc, et leur action combinée produit une succession de sons rythmés qui agissent sur nous de façon bénéfique.
1Carillon en bois, https://www.youtube.com/watch?v=LjwKxVRM81A
2Giuseppe Verdi, Le Trouvère, Chœur des gitans ou Chœur des enclumes, vers 1’20, https://www.youtube.com/watch?v=7Oh8hY63ImA
3Guide illustré de la musique, Fayard p.15 et Histoire de la musique, Tome 1, La Pléiade, p.5 à 47
4Encyclopédie A à Z, Tome 13 Le son, éd. Atlas, p. 4916