
Les mains
Outil quotidien sur lequel on ne se pose généralement pas de question, les mains sont magiques pour les artistes, elles deviennent d’une certaine façon « intelligentes », et leur potentiel est décuplé. On peut le voir par exemple pour les pianistes lorsque les mains courent sur un piano, le touchent, le caressent…
Il existe beaucoup d’expressions à propos du langage des mains qui illustrent les multiples ressources de nos mains. Et il existe un grand nombre d’expression très parlantes sur le symbolisme des gestes des mains.
En voici quelques-unes : Prêter main forte, serrer la main, donner la main, prendre la main, tendre la main, placer ses mains dans les mains d’autrui, demander la main, mettre la main à la pâte ; gestes de soin ; prendre son destin, sa vie, en mains ; avoir bien en mains, tenir les rênes de sa vie, faire avec ses mains. Ou encore la main de Dieu. On dit aussi qu’on emmène ou qu’on amène.
Défi manuel : Créer quelque chose avec ses mains !
Nous pouvons fabriquer un sac respectueux de l’environnement avec un tissu en coton par exemple. Il suffit d’une grande bande rectangulaire à plier en deux, ainsi que de deux anses.
Réaliser quelques chose manuellement donne une grande satisfaction.
Le regard artistique
C’est un regard qui voit la beauté en tout, y compris la beauté morale, au-delà de l’apparence.
Il peut aider beaucoup aujourd’hui à garder confiance dans le bien, les valeurs positives là où il y a beaucoup de laideur, mensonge, division, défiance. Il est proche de l’émerveillement.
« Imaginons. Une petite enfant est assise à même la terre dans le jardin, les jambes bien allongées, et le dos dressé à angle droit, tonique, comme le font les enfants en bas âge. Elle contemple la poire sur le poirier en espalier. Il y a aussi devant la poire, une fleur dressée sur sa tige tout comme elle-même.
L’enfant est totalement absorbée, immobile, hors du temps. Que fait-elle ? Apparemment rien d’autre que regarder. Pourtant,… » lien avec Créations, Écriture : si vous voulez en savoir plus.
Le don
C’est un potentiel qui nous est donné. Il nous donne une sensation de facilité, mais pour se développer, il a quand même besoin de l’entraînement.
La valeur de l’entraînement
L’entraînement est, en quelque sorte, une contrainte ou une discipline quotidienne qui imprègne en nous certains gestes comme lorsqu’il s’agit de jouer d’un instrument ou de danser. Il est crucial dans les Arts du Temps car le corps est l’instrument de base. On peut mettre cela en analogie avec le sport. C’est une leçon de vie, d’humilité et d’acceptation des contraintes et limites, même si on peut les faire reculer en progressant.
Par exemple, lorsqu’on se lève le matin, on ne sait pas si la voix est toujours là. Il faut échauffer le corps et la voix, se préparer, s’entraîner, renouer avec l’esprit de la musique, pour en retrouver la pleine dimension.
Cela peut permettre de se sentir créateur de ce miracle qu’est le chant qui passe à travers soi ; et la discipline que l’on se donne, peut permettre de se sentir créateur de son mode de vie.
Être créateur ou interprète
Musique, danse, théâtre, … À la différence du peintre qui crée et réalise son œuvre, ces deux fonctions peuvent être séparées et complémentaires dans les Arts du Temps.
Le créateur est le compositeur, le chorégraphe (et le compositeur de la musique), l’écrivain ou librettiste.
Son œuvre sera complète si elle est interprétée, jouée, représentée.
Il peut parfois être lui-même interprète (pianiste, danseur, acteur…) ; ou son œuvre sera interprétée par un autre artiste qui n’est pas lui-même compositeur, chorégraphe, écrivain…
Pourtant on dit de l’interprète qu’il recrée l’œuvre car il doit l’étudier, s’en imprégner pour lui redonner vie sur scène, face au public.
L’art de la relation et le Temps, l’art de la Parole
Une force de la période est que, lorsqu’on échange, on peut avoir des avis très différents, ce qui compte est ce qui nous rassemble et non ce qui nous divise.
Ces formes d’art ont besoin d’être récrées, renouvelées d’une part parce que nos sociétés sont en mutation, d’autre part parce que l’individualisme, les médias y font obstacle : le point de vue unique, l’autre considéré comme un ennemi plutôt que comme un partenaire complémentaire, la différence vue comme effrayante plutôt que comme une richesse.
Citons un exemple : la Grèce et sa pensée nous ont apporté des procédés de l’art de la parole et de l’écoute, tels que l’argumentation, le syllogisme (art du raisonnement juste, vrai) et sa déviation, le sophisme (manipulation – tromper l’autre…). Ils sont peu connus ou identifiés à notre époque, ce qui peut provoquer des conflits, malentendus et peurs de la relation, par ignorance et manque de maîtrise (comment identifier la manipulation par exemple ?).
En apprenant à les utiliser, on met ainsi une pensée dans notre vie relationnelle, ce qui la rend plus consciente, et nous aide à ressentir notre libre arbitre : j’adhère à ce qui m’est dit ou pas parce que je discerne si c’est sincère ou pas… de même je sais quoi répondre… je n’ai pas peur d’écouter l’autre car je sais que des points de vue différents s’enrichissent et se complètent lorsqu’ils se côtoient pacifiquement…
On le voit, l’art de la relation, la maîtrise de sa parole peuvent changer le monde en apportant la tolérance, l’esprit égalitaire de collaboration….
On met ainsi une pensée dans notre vie relationnelle, ce qui la rend plus consciente : comment se questionner – être aimant– donner quelque chose de soi. Comment ressentir notre liberté de choix- ressentir notre liberté, notre libre arbitre.
Les ondes
Il y a toutes sortes d’ondes plus ou moins perceptibles, reconnues. Elles sont essentielles, car on peut les considérer comme un mouvement originel subtil, bien présent, même s’il est imperceptible par les sens.
On identifie les ondes dans l’eau avec les vagues, les tourbillons ; ou encore les ondes sonores. On parle couramment de bonnes ou mauvaises ondes : « bonne chance pour ton rendez-vous, je t’enverrai de bonnes ondes » [de l’amour?].
Elles sont mouvement, vibration, instrument de mise en relation…
Expérience : pour percevoir des ondes sonores et les effets de leurs vibrations, on peut mettre en mouvement un son harmonieux de bol tibétain, d’un verre ou plat en cristal en frappant délicatement avec un bâton ou un objet métallique et en laissant le son se prolonger.
On peut aussi se concentrer sur une voix, puis sur une autre, et observer comment elles nous touchent, nous atteignent au-delà des mots, par la sonorité et la façon dont elle vibre, par leur énergie…
Plus subtilement encore, on peut se concentrer sur les mouvements de danseurs, en percevoir les courbes, les rythmes… En quoi peuvent-ils « ondulaires » ?…